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1 marzo 2014 6 01 /03 /marzo /2014 02:22

Conferenza sulle opportunità di lavoro in Marocco condotta da Piero Muscari, partecipano al dibattito l'economista Fabio Verna, Sua Eccellenza l'Ambasciatore del Marocco in Italia Dott. Hassan Abouyoub, Giuseppe Lo Piccolo, Presidente Italiani in Marocco e Giuseppe Bea CNA.

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1 marzo 2014 6 01 /03 /marzo /2014 01:53

Conferenza sulle opportunità di lavoro in Marocco condotta da Piero Muscari, partecipano al dibattito l'economista Fabio Verna, Sua Eccellenza l'Ambasciatore del Marocco in Italia Dott. Hassan Abouyoub, Giuseppe Lo Piccolo, Presidente Italiani in Marocco e Giuseppe Bea CNA.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 21:09

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 20:48

Integrazione logistica e trasportistica nelle relazioni Italia - sponda sud del MediterraneoIMGP7865.JPG

Nell’ambito del Programma di Sostegno alla Cooperazione Regionale, finanziato dai Ministeri degli Affari Esteri e dello Sviluppo Economico italiani con lo scopo di favorire la cooperazione tra le Regioni italiane e i paesi della sponda sud del Mediterraneo e, in attuazione del Progetto ITALMED MAROC, di cui l’Autorità Portuale di Salerno è partner insieme alla Regione Campania, la Regione Toscana e l’Autorità Portuale di Livorno, si è svolto a Salerno, lo scorso 5 novembre il seminario formativo-informativo dal titolo: “Sviluppo delle Filiere Logistiche Critiche: La catena agroalimentare e fresco – Infrastrutture, servizi e procedure operative tra Italia e Marocco.”

L’obiettivo principale del Progetto ITALMED MAROC è lo sviluppo delle relazioni portuali tra la Regione Campania, la Regione Toscana e il Marocco nell’ambito di filiere specifiche, nonché la collaborazione tra le Autorità Portuali di Salerno, Livorno e le Autorità marocchine, allo scopo di migliorare le relazioni economiche e commerciali attraverso una migliore conoscenza dei territori, dei servizi e delle infrastrutture; l’integrazione di queste azioni è stata garantita dal coordinamento della Regione Campania, capofila del Progetto, con la partecipazione attiva di tutti gli attori coinvolti, sia pubblici che privati.

Nel corso dell’incontro tenutosi presso il Grand Hotel Salerno, a cui ha preso parte una folta delegazione di imprenditori del settore agroalimentare e della logistica del Marocco, è emerso che nell’export italiano verso il Marocco, che pure è significativo, non compare alcun prodotto agricolo o agroalimentare; c’è dunque uno spazio tutto da esplorare per l’industria conserviera locale nonché per tanti altri prodotti tipici di eccellenza, che potrebbero utilizzare le nostre strutture portuali e le linee marittime che scalano il Porto di Salerno per raggiungere il Marocco e creare un export oggi del tutto inesistente.

E’ emerso che l’agroalimentare rappresenta circa 1/3 del totale dell’export del Marocco verso l’Italia, il Porto di Salerno è dunque un ottimo candidato a diventare il terminale dei prodotti agroalimentari diretti dal Marocco verso l’Italia centro-meridionale, questo significa più investimenti, più economia, maggiore occupazione.

Dopo il seminario la delegazione marocchina ha visitato il Porto commerciale di Salerno, mostrando vivo interesse per le strutture esistenti (terminal container e terminal frutta) e per le capacità organizzative dei nostri operatori portuali, ritenendole funzionali alle loro esigenze; particolarmente apprezzati sono stati inoltre gli approfondimenti sui servizi fitosanitari per contrastare la diffusione di parassiti animali e vegetali.

Nel pomeriggio gli imprenditori marocchini hanno poi avuto modo di incontrare esponenti dell’imprenditoria locale con i quali avviare rapporti di reciproca collaborazione.

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20 marzo 2011 7 20 /03 /marzo /2011 21:37

 

Léon l'Africain, une idée du voyage - SIEL 2011 17 février - 2° partie from George Zagor on Vimeo.

Conférence avec Paolo Cardile spécialiste de la littérature de voyages, Gabriele Amadori professeur spécialiste de Léon l'Africain et Latifa Toujani muséologue.

Casablanca 17 février 2011

Léon l'Africain, une idée du voyage - SIEL 2011 17 février - 2° partie

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16 marzo 2011 3 16 /03 /marzo /2011 12:43

Léon l'Africain, une idée du voyage SIEL 2011 - 17 février -1° partie from George Zagor on Vimeo.

 

Conférence avec Paolo Cardile spécialiste de la littérature de voyages, Gabriele Amadori professeur spécialiste de Léon l'Africain et Latifa Toujani muséologue, modératrice Ileana Marchesani.

Casablanca 17 février 2011 SIEL Italie invitée d'honneur - 1° partie
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24 febbraio 2011 4 24 /02 /febbraio /2011 15:18
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2. 17ème Salon du livre de Casablanca
(26:31)

Entretien réalisé par Sophie Ekoué

Léon l'africain: un thème d'union“Voyage et migration des personnes et de la culture d'une rive à l'autre de la Méditerranée”.

 

Invites:

 

Paole Carile professeur Emérite de littérature française à la faculté des lettres de l'université de Ferrare spécialiste des littératures de voyage

 

Latifa Toujani muséologue artistes plasticienne

 

Illeana Marchesani directice de la maison d'édition Senco Unico

 

Hassan Alwazzan dit "Léon l'Africain"

1495 - 1548

Une personnalité marocaine hors du commun ignorée du milieu marocain

La revue "Almaghrib" - 21 décembre 1934

Son époque

Les bouleversements politiques

L'auteur du livre "Al Qirtas" a décrit l'époque du soulèvement des Mérinides contre les Almohades en ces termes:

"A cette époque, la dynastie des Almohades s'est considérablement affaiblie et a commencé à présenter des signes d'impuissance; ses souverains n'avaient plus d'autorité sur les campagnes; leur pouvoir et leurs ordres étaient limités aux centres urbains; les luttes entre tribus augmentaient de fréquence et d'intensité; la peur règnait sur les routes et les localités éloignées; les gens ne respectaient plus le devoir d'obéissance; chacun agissait à sa guise; plus rien ne différenciait le rôturier du noble; le faible était désormais à la merci du fort; chacun façonnait ce dont il était capable, et celui qui voulait faire du tort aux autres avait toute latitude pour le faire; aucun pouvoir n'était alors en mesure de l'arrêter, ni aucun prince ne pouvait l'en empêcher. Les tribus de "Zenata", les tribus arabes et berbères organisaient des vols à main armée sur les grands chemins et faisaient de temps en temps des descentes dans les bourgs et les villages. Lorsque le prince "Abou Saâd ben Abdelhaq" a vu que les souverains almohades essayaient de gouverner tant bien que mal une dynastie affaiblie, qu'ils perdaient le bénéfice de l'estime et de la considération qu'on leur portait, qu'ils négligeaient leurs sujets et s'enfermaient dans l'enceinte de leurs palais pour échapper aux obligations du pouvoir dont ils étaient investis et s'adonner aux beuveries, à la musique et aux plaisirs des sens, lorsqu'il a vu que le pays était livré à un souverain qui a choisi de vivre dans la débauche et qu'il n'était plus en mesure de faire face aux obligations de son règne, il réunit les dignitaires mérinides et les exhorta d'agir dans le sens des prescriptions de l'Islam qui recommandaient de veiller sur les intérêts de la communauté musulmane, et obtint aussitôt leur adhésion. Il se mit alors à parcourir le pays à la tête d'une très forte armée de volontaires, traversant monts et vallées, en passant par les tribus de toutes les contrées, proches ou lointaines, assurant tous ceux qui lui prêtaient le serment d'allégeance qu'il les prenait sous sa protection moyennant le paiement d'un impôt, "le Kharaj", et persécutant les réfractaires en leur faisant subir des traîtements cruels et tyranniques, allant du pillage de leurs biens à l'assassinat pur et simple".

C'est ainsi qu'"Ibn Zaraa" a présenté les derniers jours de la dynastie des Almohades et le message adressé par les "Béni Mérine" à la nation marocaine. Cette présentation des faits est véridique et ne souffre aucune exagération. Si "Ibn Zaraa" vivait au début de l'ère saâdienne et voulait décrire la fin du règne des Mérinides, il n'aurait pas pu en faire une description différente de celle qu'il a faite de la période de décadence des Almohades. En effet, lorsque les Mérinides ont pris le pouvoir et se sont installés sur le trône marocain pendant deux siècles et demi au cours desquels ils ont gouverné le pays en dominant tous ses secteurs vitaux, et mené une politique de grandeur liée à la ferme volonté d'encourager les sciences, les lettres et les arts, ils ont dû eux-mêmes faire face à une période de bouleversements politiques qui ont fini par avoir raison de leur existence en tant que dynastie régnante. Un changement de régime s'imposait pour doter la nation d'un nouvel Etat avec un gouvernement rajeuni et présentant les dispositions nécessaires pour affronter la situation de crise avec fermeté et détermination.

En jetant un coup d'oeil rapide sur les évènements de cette époque pendant laquelle la personnalité dont il va être question dans la suite de cet entretien a vécu, nous nous rendons compte des troubles dont le Maroc souffrait et du chaos dans lequel il était plongé à la suite de l'affaiblissement de l'Administration des Mérinides et de l'arrivée en masse des derniers musulmans en provenance d'Espagne après la "reconquista" de la terre andalouse. Les Espagnols ont exploité l'état de faiblesse du pouvoir au Maroc pour nourrir des visées sur cette rive du détroit. Ils ont entraîné dans le sillage de leurs ambitions le Portugal qui, profitant des remous politiques qui déchiraient le pays et de l'absence d'une autorité centrale forte pour gérer ses affaires, s'est engagé dans des opérations de conquête avec l'occupation d'Anfa en 894 de l'hégire (1489 de l'ère chrétienne), d'Asilah en 907 (1502). Ils ont ensuite édifié la ville d'El Jadida et poursuivi leur avancée le long des villes côtières du Sous. Après avoir édifié le fort de Founty près d'Agadir, ils ont conquis le port de Safi et occupé Azemmour et la Mamora. Pendant ce temps, la guerre faisait rage entre les derniers Wattasides et les Mérinides d'une part, et "Abou Abbas Ahmed Saadi" d'autre part.

Tels étaient les évènements qui ont marqué cette époque. Le pays était la proie de révoltes internes, tandis que les étrangers poursuivaient leurs attaques contre l'Etat pour en saper les fondements. Pendant cette période difficile, la guerre civile opposait une dynastie vieillissante, celle des Wattasides Mérinides et une nouvelle dynastie dont les évènements allaient précipiter l'apparition et la consolidation, la dynastie des Saâdiens, qui allait prendre en mains les destinées du Maroc en chassant l'occupant étranger des sites qu'il y avait conquis, rendant ainsi à l'Etat la souveraineté pleine et entière sur l'ensemble du territoire marocain.

La vie intellectuelle

Il est probable que la vie intellectuelle soit la dernière à se laisser influencer par les bouleversements politiques et les révoltes internes. Ses racines se forment et prennent vigueur dans la stabilité et l'essor civilisationnel, mais ses fruits ne mûrissent que tardivement, pendant la période des mouvements de sédition, en raison du fait que la vie intellectuelle, de par l'intérêt porté par les chercheurs aux différentes branches du savoir et leur attachement à la culture d'une manière générale, ne tient pas compte des premières manifestations de remous politiques. Le goût des élèves pour les études et les efforts d'incitation à la recherche entrepris par le corps enseignant sont autant de barrières contre les effets négatifs de ces remous, au moins jusqu'à un certain point.

La personnalité dont je voudrais brosser ici un tableau rapide a vécu dans une époque marquée par les remous politiques; mais malgré celà, elle a réussi à se frayer le chemin du savoir au point de devenir un esprit exceptionnel qui a suscité l'admiration de l'occident. Elle a vécu vers la fin de l'ère des Mérinides, s'est cultivée dans ses écoles et a pu être considérée comme le fruit de cette époque de stabilité et d'essor de la civilisation musulmane, même si nous ne le connaissons qu'à travers ce qui en a été écrit en occident; il représente un âge d'or de notre passé, l'ère des Mérinides, que l'on s'accorde à considérer comme l'époque la plus florissante du monde musulman, avec la ville de Fès qui était à l'avant-garde de la science et de la civilisation et le point de rencontre des civilisations orientales et occidentales ainsi que la source spirituelle dans laquelle l'Europe, alors dominée par l'église catholique qui contrôlait tout ce qui était de nature à réduire la force de son pouvoir et de son rayonnement, a puisé l'essentiel des enseignements qui y étaient dispensés.

A Fès, capitale des Mérinides, ainsi que dans d'autres villes du Maroc, les instituts jouaient un rôle très important dans le domaine de l'éducation et de la divulgation du savoir. Des cours d'un haut niveau y étaient dispensés dans différentes branches de la connaissance humaine au stade le plus récent de leur évolution; on pouvait y suivre des cours de droit et des institutions, de sciences naturelles, de mathématiques, de géographie et bien d'autres disciplines. L'université de la Karaouiyine n'enfermait pas, comme c'est le cas aujourd'hui, la science dans son acception la plus étroite et les lettres dans des images figées. Au contraire, les étudiants titulaires du diplôme de cette université pouvaient être considérés comme ayant atteint un haut degré de maturité grâce à une formation d'esprit qui leur permettait de surmonter les difficultés des disciplines scientifiques et de maîtriser les textes littéraires les plus ardus.

Un simple coup d'oeil sur la liste des penseurs cités par Hassan Alwazzan dans un de ses ouvrages nous éclaire sur le niveau de culture de cette époque. Il a cité plus de soixante penseurs parmi les penseurs musulmans les plus éminents tels que: Averroes, Al Farabi, Avicenne, Ibn Tofayl, Al Tobrany, Ibn Khaldoun, Ibn Omran, Moussa ben Mamoun parmi les philosophes, Al Ghazali, Al Hassan Al Basri, Abou Al Hassan Al Sari, Al Chadli, Abou Hafs Omar ben Farid parmi les soufis, Abdallah Al Baytar, Ibn Zohr, Ishaq ben Amran, Al Razi parmi les médecins, Ibn Abdallah Al Bakri, Alcherif Al Idrisi, Ibn Fadl Allah Al Amri, Al Masudi parmi les géographes, Al Chahrastani, Ibn Al Jawzi, Ibn Alhassan Almutalmidi, Ibn Bachkwal parmi les historiens.

Il a cité ces grandes sommités et en a rajouté d'autres dans un livre conservé dans la bibliothèque européenne, un livre sur la géographie d'Afrique en général et du Maroc en particulier. J'ignore combien de noms il a cités dans les ouvrages qu'il a consacrés à d'autres branches du savoir, qui se sont égarés sans que la bibliothèque marocaine en ait conservé une copie. Ces ouvrages sont très probablement en train de végéter dans les rayons d'une bibliothèque privée jusqu'à ce que, par la volonté divine, ils puissent un jour voir la lumière avec d'autres manuscrits marocains qui subissent le même sort qu'eux, pour jeter un éclairage nouveau sur l'ère des Mérinides ainsi que sur les autres époques de l'histoire du Maroc, et mettre en valeur leur véritable apport culturel et civilisationnel. La vie intellectuelle de cette époque est, contrairement à celle pourrie d'aujourd'hui, débordante de réflexions sur la thématique de la science et les méthodes d'approche des autres disciplines et ce, malgré les remous politiques et les violentes secousses qui venaient de temps à autre ébranler l'édifice social en y freinant l'élan du mouvement culturel.

Sa vie

Nous ne savons pas grand'chose de la vie de cette personnalité marocaine. Elle est entourée de mystère de tous les côtés. On ne peut faire un pas dans la direction de son parcours biographique pour essayer de trouver une explication aux images qu'elle nous projette sans que nous nous posions des questions sur différents aspects de l'homme que nous ne pourrons connaître que si nous poursuivons l'itinéraire de sa vie en sa compagnie. Il n'était pas de ceux qui vivent pendant des années, puis se font enterrer sans saisir de la vie autre chose qu'une image superficielle. Ceux-là traversent la vie tel un nuage qui se déplace dans le ciel pour se perdre à l'horizon. Au contraire, c'était un homme qui retenait tout ce qu'il voyait et entendait, qui faisait des observations minutieuses et pertinentes. Il avait à peine développé des dispositions naturelles qui lui permettaient d'atteindre la maturité intellectuelle qu'il fut enlevé et emmené de force dans un monde bien différent du milieu qui lui a prodigué les instruments de formation l'ayant destiné à être un homme de culture au vrai sens du terme.

Tout ce que nous savons de sa vie est qu'il est né à Grenade à un moment où les Espagnols attaquaient les Arabes en Andalousie. C'était la période de la "reconquista" du pays qui avait été conquis par Tariq Ibn Ziyad pour y planter l'étendard de l'Islam. C'était aussi la période pendant laquelle les musulmans connurent une situation mouvementée, vècurent dans un climat de terreur et de désespoir, et furent poursuivis pour leur adhésion à la foi musulmane. Il était à peine sorti de l'enfance que le dernier groupe de musulmans quittait l'Espagne et que les membres de sa famille s'enfuyaient à leur tour de la terre andalouse pour le Maroc, en direction de la capitale des Mérinides où Hassan ben Mohammed Alwazan a poursuivi ses études, apprenant à la perfection la langue arabe et les disciplines auxquelles elle a donné naissance. Nous manquons d'informations précises concernant les matières d'enseignement qu'il a suivies. Nous pouvons tout au plus procéder par extrapolation à partir de quelques indications fragmentaires issues de son ouvrage dont il sera question plus loin, et en déduire qu'il n'était pas un homme d'une éducation moyenne, à peine au dessus du niveau de celle du peuple. Il réunissait la minutie de l'observation et des dispositions innées à une vaste culture touchant différentes branches de la science dont il nous a entretenu dans son ouvrage précité. Il avait en outre une vue panoramique des multiples facettes des cultures islamiques.

Fès était à l'époque à l'apogée de son prestige; elle devançait les autres capitales sur le plan culturel et éducatif ainsi que sur celui du rayonnement de la civilisation arabo-islamique dont elle était le porte-flambeau. L'université de la Karaouiyine était à la tête des établissements éducationnels instaurés par l'Etat, et en particulier par la dynastie des Mérinides; elle dispensait un enseignement sérieux qui attirait les étudiants de toutes les régions du Maroc et d'ailleurs. Son administration accordait une assistance morale et matérielle à ceux qui étaient dans le besoin. Et c'est dans ce milieu universitaire de Fès que la personnalité de Hassan Alwazzan s'est formée et a nourri en elle le goût et l'esprit des études et de la recherche.

Il nous apprend qu'il s'est adonné à la profession judiciaire et qu'il a exercé le métier de notaire, tenant les cahiers de l'état-civil et les registres du commerce pendant deux longues années, mais il semble que cette profession n'était pas du goût de notre homme qui avait d'autres ambitions dans la vie que de rester assis à longueur de journée au fond d'une boutique étroite en train de rédiger sur ses genoux des actes et des documents. Son souhait était de voyager de par le monde pour étudier les conditions de vie des différentes communautés et confronter ses conceptions théoriques à la réalité du terrain et ce, dans le but de permettre à ses talents de s'exercer au contact des expériences qu'il aura faites et des difficultés qu'il aura rencontrées au cours de ses périples.

En l'espace de dix ans, il a parcouru le Maroc de long en large et est arrivé jusqu'à Tombouctou. Il a visité les différentes régions d'Afrique du Nord, et s'est ensuite rendu à la Mecque, puis à Istanboul, avant de parcourir d'autres contrées asiatiques. Au cours de ces périples, il était souvent chargé de missions à caractère politique. En 921 (1515 pc), il s'est trouvé à Tadla et a pu assister à la bataille de la Mamora au Sebou inférieur, puis il a regagné Fès avant de partir de nouveau pour la Mecque via Tlémcen, l'Algérie et la Tunisie. L'année d'après, il a entrepris un long voyage qui l'a conduit d'abord en Asie puis en Afrique du Nord.

En 926 (1520 pc), son embarcation a été arraisonnée par des pirates italiens au large de Naples; il a été conduit devant le Pape Léon X, et s'est trouvé dans un milieu européen qui lui était totalement étranger. Il s'est tout de suite rappelé qu'il était le produit d'une civilisation raffinée et qu'il avait toutes les raisons d'être fier de son prestigieux passé. La vie intellectuelle qu'il avait menée jusque-là s'est emparée de nouveau de son esprit lorsqu'il s'est rendu compte qu'il avait affaire à l'institution papale, qui était alors omnipotente en Europe. Le Pape était un homme exceptionnel dans son milieu; il encourageait les sciences, les lettres et les arts. Aussi, lorsqu'on lui a présenté Hassan Alwazzan, était-il naturel qu'il lui demandât de l'entretenir de son pays, le Maroc. Le Pape a beaucoup apprécié la qualité du discours que Hassan Alwazzan tint devant lui, et était très impressionné par sa hauteur de vues et la précision de ses connaissances.

L'histoire nous rapporte que le Pape l'a approché de lui, qu'il a ordonné de lui rétribuer une rémuneration substancielle et lui a ménagé un rang social des plus élevés parmi les dignitaires du Vatican. Contrairement aux autres détenus dont regorgeait l'Italie, il a trouvé en lui le disciple d'un âge d'or du savoir et un digne représentant de la cohabitation des cultures. Ses rapports avec Hassan Alwazzan se sont affermis, et leur amitié est allée au-delà de la simple courtoisie. Certains ouvrages de référence nous informent que le Pape lui a proposé de se convertir au christianisme, et qu'il s'est effectivement converti sous le pseudonyme de Léon.

Depuis lors et jusqu'à aujourd'hui, les milieux scientifiques européens le connaissaient sous ce nom d'emprunt. Nous ne savons pas s'il s'est effectivement converti au catholicisme, lui qui a vécu toute sa vie dans un milieu musulman et reçu une formation strictement islamique, ou si cette conversion est le fruit d'une simple déduction que certains historiens ont tirée des rapports etablis entre le Pape et Hassan Alwazzan et de la conviction unanimement partagée par les fidèles que le Pape ne saurait porter une telle considération pour une personne de son entourage qui ne se serait pas convertie au christianisme. Un grand orientaliste qui a étudié la vie et l'oeuvre de Léon l'Africain a rapporté qu'à son retour à Tunis, il s'était aussitôt reconverti à l'Islam. Par conséquent, sa conversion au christianisme, à supposer même qu'elle ait eu lieu, ne s'est jamais manifestée d'une manière apparente. Pour ma part, je doute fort que Léon l'Africain se soit converti de son plein gré, sinon comment expliquer qu'il ait quitté Rome pour Tunis où il s'est reconverti à l'Islam, aussitôt après la mort du Pape Léon X? Pourquoi a -t- il tenu à partir pour Tunis, sinon pour répondre à un appel profond de sa conscience qui lui dictait de redevenir musulman pour pouvoir être inhumé en cette qualité après sa mort en terre d'Islam? De plus, son imposant ouvrage, qui se trouve entre nos mains, traîte des pays musulmans dans plusieurs domaines avec tous les égards qui leur sont dus. Il n'y est nullement question qu'il aurait pris ses distances par rapport à l'Islam et aux musulmans, ou qu'il les aurait condamnés comme n'étant pas sur le droit chemin.

Voilà tout ce que nous savons sur la vie de Léon l'Africain. Nous ne pensons pas que ces quelques repères puissent constituer une biographie à même de nous permettre de soumettre sa personnalité à une analyse systématique pour en tirer les conclusions qu'impose une mise en valeur appropriée de son génie créateur et de ses compétences scientifiques. De plus, ces mêmes repères nécessitent d'être dépouillés des zônes d'ombre susceptibles de discréditer le personnage aux yeux des musulmans, d'autant plus que les ouvrages de référence en langue arabe semblent l'ignorer en ne lui consacrant même pas quelques lignes ou quelques mots. Mais son ouvrage monumental, "la description de l'Afrique" nous renseigne sur l'étendue de ses connaissances et les vastes horizons de ses recherches ainsi que sur son esprit alerte et sa rapidité de compréhension, et nous explique comment l'homme en était venu à acquérir une telle notoriété auprès des chercheurs et des milieux scientifiques occidentaux qui se sont intéressés à son oeuvre et à sa conduite.

Son oeuvre

"La description de l'Afrique"

Hassan Alwazzan a rédigé de nombreux ouvrages, mais malheureusement un ou deux seulement de ces ouvrages sont parvenus jusqu'à nous. Quant aux autres publications, nous n'en connaissons que les titres. Il a très certainement édité des livres avant et après sa détention, mais nous n'en savons strictement rien, pas même les titres. Malgré celà, l'ouvrage qui se trouve maintenant entre nos mains suffit largement pour nous donner une idée exacte de l'homme, de sa mentalité et de ses talents. Il s'agit de sa "description de l'Afrique" qui n'a pas été conçue pour retracer les étapes de son itinéraire de voyages d'une manière descriptive, mais qui est un livre pratique, élaboré selon une démarche méthodologique avec toute la précision de la logique scientifique. C'est un livre qui a abordé plusieurs thèmes et approfondi de nombreux domaines de recherche et d'analyse. Il est devenu un ouvrage de base en histoire et en géographie et a même été considéré pendant une longue période comme l'unique ouvrage de référence sur les pays musulmans en Europe avant que nous établissions nos relations avec l'occident.

Le mystère qui entoure la vie de notre homme couvre aussi son oeuvre et s'étend à son ouvrage sur "la description de l'Afrique" qui a été traduit dans les principales langues occidentales, et qui occupe une place privilégiée dans les bibliothèques européennes. En réalité, nous ne savons pas avec certitude dans quelle langue Léon l'Africain a rédigé l'original de ses ouvrages, ni quelles étaient les références sur lesquelles il s'était appuyé pour justifier le bien-fondé de ses affirmations. Nous ne savons pas non plus les mobiles qui l'ont poussé à éditer ses livres, ni le temps qu'il a consacré à leur rédaction. Autant de questions dont les réponses auraient contribué à éclairer notre lanterne, en faisant disparaître la nébulosité des idées qui planent dans nos esprits. Mais, tout ce que nous savons, dans l'état actuel de nos connaissances, est que l'ouvrage en question a été publié en italien en 1530 dans le cadre d'une encyclopédie de l'italien Romisio consacrée aux voyages par voies terrestre et maritime. Il a été ensuite traduit en latin puis, en 1556, en français, avant de faire l'objet d'une traduction systématique dans la plupart des autres langues européennes.

Quant à son origine arabe - si tant est qu'il fût d'origine arabe - nous n'en savons strictement rien, et nous ne pouvons que reprendre la thèse du professeur Massignon, selon laquelle Hassan Alwazzan aurait rassemblé, au courant de ses nombreux voyages, ses carnets de route et les aurait enrichis par tout ce que sa prodigieuse mémoire aurait retenu comme informations obtenues de première main car, pendant son séjour en Italie, il ne disposait d'aucun ouvrage de référence en arabe sur lequel il pouvait s'appuyer pour étayer son argumentation. Il ne pouvait compter que sur ses observations et les expériences de ses voyages; et c'est précisément là tout le mérite de ses ouvrages qui ne doivent leur valeur intrinsèque qu'à l'effort de réflexion personnel de leur auteur, indépendamment de toute influence livresque extérieure. Quant au mobile qui l'a poussé à rédiger cet ouvrage, on ne serait pas trop loin de la vérité en pensant que c'est probablement le Pape Léon X lui-même qui lui aurait suggéré, au nom de l'amitié qui s'était créée entre les deux hommes, d'entreprendre ce travail auquel il accordait une importance capitale.

Il ne fait aucun doute que l'intérêt porté par le Pape au domaine du savoir l'ait amené à demander à l'illustre savant marocain de l'entretenir de la situation de son pays, et de lui faire part des observations qu'il a faites pendant ses nombreux périples. On pourrait s'imaginer Léon l'Africain en train de se remémorer les étapes de son passé avant de se lancer dans une causerie qui aurait tellement passionné son hôte que celui-ci lui aurait proposé de consigner noir sur blanc les informations qu'il venait d'évoquer pour qu'il puisse les conserver dans la bibliothèque du Vatican. Son interlocuteur aurait alors accepté de bon coeur et se serait mis à rédiger l'ouvrage qui lui aurait été demandé. Mais tout ceci reste fondé sur de simples conjectures, Léon l'Africain n'ayant nulle part fait allusion à cet entretien qui, faute d'indices sérieux pouvant en confirmer la véracité, pourrait être considéré comme un simple produit de l'imagination ni plus ni moins.

Lorsque Louis Massignon, le célèbre orientaliste, a étudié le contenu de cet ouvrage, il en a déduit qu'il ne pouvait être rédigé que pour les Européens, à en juger par sa présentation thématique et la méthode de classification et d'analyse qui y est utilisée. "Léon le Marocain" a divisé son livre en neuf parties:

Il a consacré la première partie aux considérations géographiques d'une manière générale, en y abordant en sous-titres les thèmes suivants:

  • l'origine du mot "Afrique"

  • les frontières de l'Afrique

  • les contrées africaines

  • les habitants de l'Afrique

  • leur origine

  • les arabes résidant dans les villes africaines

Il a poursuivi son étude avec autant de précision que de profondeur d'analyse.

Dans les sept parties suivantes, il a procédé à la description de l'Afrique dans différents domaines, ne négligeant aucun détail, et illustrant ses thèses avec les explications qui s'imposent, passant des villes de chaque région aux montagnes qui les entourent.

Dans la neuvième partie, il a abordé les ressources du sol, les cours d'eau et les mers.

Il est intéressant de souligner qu'il a été le premier à avoir présenté le Maroc en quatre grandes divisions:

  1. le pays berbère situé au nord de la chaîne montagneuse de l'Atlas et comprenant le Maroc, l'Algérie et la Tunisie

  2. le pays des palmiers situé au sud de l'Atlas

  3. le pays de Libye, qui correspond au Sahara

  4. le pays du Soudan, ou pays des Gnaouas

Cette répartition géographique est encore utilisée de nos jours dans les manuels de géographie du Maghreb. Ainsi, le fait d'avoir été le premier à faire une telle répartition dénote d'un esprit d'observation doué d'une aptitude à conduire une démarche analytique d'une manière concrète et pratique. En feuilletant cet ouvrage, on a l'impression qu'il a été écrit à notre époque, car il contient de très amples informations sur certains aspects de la vie qu'il ne viendrait pas à l'esprit de penser que le monde ancien leur aurait accordé le moindre intérêt et en aurait encore moins tiré les conclusions que l'auteur a mises en lumière. Lorsque Léon l'Africain cite un ouvrage d'art édifié par Yacoub Elmansour, il ne manque pas de fournir une énumération exhaustive des arcs qui le composent. Dans ses descriptions des régions, il nous renseigne sur les richesses minières et les ressources naturelles de chaque contrée. Nous savons, grâce aux indications qu'il a consignées dans son ouvrage, que l'espérance de vie du Marocain se situait entre 65 et 70 ans et pouvait varier entre 80 et 100 ans dans les régions de l'Atlas où les conditions climatiques permettent de mener une vie saine, et ceci est corroboré par les études statistiques les plus récentes.

De fil en aiguille, il est arrivé à dresser un inventaire des maladies qui ravageaient le pays, cherchant à en diagnostiquer les causes et les origines. Puis, il a abordé la vie sociale et l'influence du climat sur les moeurs qu'il a qualifiées de franches et spontanées. Il a décrit les berbères comme un peuple rompu aux activités commerciales, toujours en mouvement, très attaché à la religion et discutailleur. Il a consacré plusieurs pages aux habits de l'époque et à leur variété en fonction des saisons et des circonstances, et s'est ensuite intéressé aux traditions alimentaires des Marocains, faisant preuve d'un esprit de précision qui dénote d'une grande maîtrise des comportements sociaux. Il a analysé aussi l'organisation administrative, énuméré pour chaque région les tribunaux qui s'y trouvaient et mis l'accent sur les découpages politiques tout en délimitant les régions placées sous l'autorité des Wattasides et les villes qui jouissaient d'une administration autonome. Il nous apprend aussi que les tribus ne reconnaissaient ni l'appareil administratif ni le règne des Wattasides en raison de l'affaiblissement de leur pouvoir et de la situation de déclin entraînée par la décadence politique de leur dynastie. Il a décrit l'état des routes avec une infinie précision et énuméré les agglomérations urbaines et le réseau routier de chacune d'elles.

En conclusion, Léon le Marocain a abordé toutes sortes de sujets et les a traités à la fois avec une ampleur de vues et une concision de style, qui sont autant de preuves de l'étendue de son savoir et de la pénétration de son intelligence. Il est certain que si nous continuons d'énumérer et d'exposer tout ce que l'ouvrage recèle d'informations et d'enseignements, nous dépasserions le cadre de cette présentation qui se propose de ne pas tomber dans l'excès du détail. L'aperçu que nous venons de donner sur la vie et l'oeuvre de Léon l'Africain suffit largement à faire revivre l'homme dans la mémoire collective et à intéresser la jeunesse actuelle et les générations montantes aux travaux de cet ancêtre prestigieux demeuré longtemps ignoré du milieu marocain dont il est issu.

J'ai mentionné précédemment que ce livre de Hassan Alwazzan était l'unique ouvrage de référence qui traîte de nous en occident. Puis, l'orientaliste Massignon l'a cité parmi les auteurs célèbres pour lesquels Léon l'Africain était lui-même une référence dans leurs travaux de recherche sur l'Afrique en général et le Maroc en particulier. Leur nombre a dépassé la trentaine; le premier d'entre eux remonte au 16ème siècle et le dernier au milieu du 19ème. Pour saisir l'importance accordée à l'homme en occident, il suffit d'ouvrir n'importe quel livre sur le Maroc publié en Europe pour y trouver le nom de Léon l'Africain en tête des ouvrages de référence sur lesquels l'auteur du livre s'est appuyé pour mener à bien son travail de recherche.

Autres publications

La culture et la science ont malheureusement été desservies par la malchance avec la perte des autres ouvrages de Léon l'Africain, dont il ne nous est resté que les titres de certains d'entre eux. S'il nous était donné de redécouvrir ces publications pour les soumettre à une étude appropriée, nous aurions été en mesure de rétablir le contact avec l'époque scientifique et culturelle des Mérinides. Peut-être existe-t-il dans certaines bibliothèques privées au Maroc des manuscrits susceptibles, grâce aux possibilités d'éditions qui existent actuellement, de créer une véritable révolution dans la conception que nous avons des évènements historiques et de provoquer un changement radical des idées que nous nous sommes faites jusqu'ici de notre passé.

Parmi les publications de Léon l'Africain dont nous ne connaissons que les titres, il y a lieu de citer un dictionnaire arabo-hébreux-latin dont une copie est conservée à l'Escorial à Madrid, un livre de grammaire, un autre de linguistique et un autre en latin consacré à la biographie d'une trentaine d'hommes célèbres en Islam. Il reste à nous demander s'il a procédé à la publication d'autres ouvrages avant sa détention et après son retour à Tunis. Tout donne cependant à penser que les ouvrages cités plus haut ont été rédigés pendant son séjour en Italie, et il est pour le moins impensable qu'un homme de sciences de la trempe de Hassan Alwazzan passe une tranche importante de sa vie au milieu des siens et dans un environnement linguistique et culturel hérité de ses ancêtres, sans qu'il consacre un certain nombre de publications à ses réflexions sur les matières scientifiques et littéraires. Tout ce que nous connaissons actuellement de notre homme nous le devons aux écrits d'auteurs occidentaux, dont les publications constituent en même temps les seuls ouvrages de référence disponibles.

Conclusion

La personnalité de Hassan Alwazzan, dit Léon l'Africain, jouit d'une grande notoriété dans les milieux intellectuels occidentaux. De nombreux articles lui ont été consacrés, le présentant comme un homme qui s'est mis au service de la culture et de la recherche à une époque où les connaissances de l'homme étaient limitées et superficielles. Nous aurons mauvaise conscience de laisser disparaître cette éminente personnalité de la mémoire collective du monde arabe où il a vécu et reçu l'essentiel de sa formation intellectuelle, alors que l'occident le vénère et l'auréole d'un prestige immense pour ses connaissances et ses méthodes de recherche. Le moins que nous puissions faire à l'égard de cet homme exceptionnel est de traduire son ouvrage sur "la description de l'Afrique" en langue arabe, qui est après tout sa langue maternelle, afin de rendre à la bibliothèque marocaine un chef d'oeuvre parmi les innombrables publications dont on a perdu la trace, et permettre ainsi au lecteur marocain d'avoir accès à un ouvrage qui reflète plusieurs siècles d'histoire de son pays, avec leurs zônes d'ombre et de lumière. Y aurait-il parmi nos jeunes intellectuels d'aujourd'hui quelqu'un pour s'attaquer à cette tâche passionnante?

 

source: http://said.hajji.name/fr/book-leo.html

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:50
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"ARTE iN" presenta Marco Nereo Rotelli al Caffé Principe di Forte dei Marmi - 13 Agosto 2010 - Parte seconda from George Zagor on Vimeo.

 

Marco Nereo Rotelli - Poetry. Parola d'artista

 

Nato a Venezia nel 1955, Marco Nero Rotelli e’ uno dei piu’ interessanti artisti italiani che sviluppa la sua ricerca artistica nell’ambito della parola (intesa come segno, glifo) e della poesia, collaborando con tantissimi poeti, compresa Fernanda Pivano, omaggiata con un’istallazione in Corso Buenos Aires dal titolo “Le parole dell’amore”.


Milano celebra l'artista con una mostra molto suggestiva che occupa gli spazi espositivi della Rotonda della Besana e Palazzo Reale. Sono rimasta molto colpita dall’allestimento di questa seconda sezione chiamata Di-segni d’Oriente e d’Occidente: luci molto basse che puntano direttamente sulle opere di Rotelli. Nelle teche i collage su fogli scritti dal poeta Adonis in arabo, lingua il cui aspetto ornativo e’ lampante, e le celebri porte d’oro di cui l’ambiente soffuso sottolinea l’aspetto mistico del fondo oro che riprende gli stilemi bizantini ed altomedievali mentre i simboli dei vari alfabeti creano una dimensione quasi esoterica. Avendo la sottoscritta una passione per le lingue straniere che parte dalla fascinazione per alfabeti diversi dl nostro, non posso che rimanere ammaliata da un percorso artistico che si sviluppa attraverso questo linguaggio di segni.

Gran conclusione mercoledi’ 29 settembre alle 21,00 con l’evento “Orbita teatrale. Parola in luce” proiezione di giochi di luce (altro aspetto artistico indagato da Rotelli) sulla facciata di Palazzo Reale.

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:39

Marco Nereo Rotelli - Poetry. Parola d'artista

 

Nato a Venezia nel 1955, Marco Nero Rotelli e’ uno dei piu’ interessanti artisti italiani che sviluppa la sua ricerca artistica nell’ambito della parola (intesa come segno, glifo) e della poesia, collaborando con tantissimi poeti, compresa Fernanda Pivano, omaggiata con un’istallazione in Corso Buenos Aires dal titolo “Le parole dell’amore”.


Milano celebra l'artista con una mostra molto suggestiva che occupa gli spazi espositivi della Rotonda della Besana e Palazzo Reale. Sono rimasta molto colpita dall’allestimento di questa seconda sezione chiamata Di-segni d’Oriente e d’Occidente: luci molto basse che puntano direttamente sulle opere di Rotelli. Nelle teche i collage su fogli scritti dal poeta Adonis in arabo, lingua il cui aspetto ornativo e’ lampante, e le celebri porte d’oro di cui l’ambiente soffuso sottolinea l’aspetto mistico del fondo oro che riprende gli stilemi bizantini ed altomedievali mentre i simboli dei vari alfabeti creano una dimensione quasi esoterica. Avendo la sottoscritta una passione per le lingue straniere che parte dalla fascinazione per alfabeti diversi dl nostro, non posso che rimanere ammaliata da un percorso artistico che si sviluppa attraverso questo linguaggio di segni.

Gran conclusione mercoledi’ 29 settembre alle 21,00 con l’evento “Orbita teatrale. Parola in luce” proiezione di giochi di luce (altro aspetto artistico indagato da Rotelli) sulla facciata di Palazzo Reale.

 

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22 gennaio 2010 5 22 /01 /gennaio /2010 03:20

Pensar-el-futuro.pngTras muchos años de vivir en un presente continuo, parece que vuelve a despertarse el interés por el futuro. El mundo ha sido como una inmensa habitación sin vistas, en que un presente en movimiento acelerado no dejaba pasar ni un solo rayo de luz que viniera del pasado, que sólo conducía a la guerra y al descalabro, ni proyectarnos hacia un futuro mínimamente lejano, que se veía como un horizonte confuso. Sin embargo, de repente, con la crisis actual, se ha empezado a mirar hacia fuera. Pensar el futuro es una necesidad. No para buscar ninguna solución ideal, pero sí para adivinar qué riesgos deberemos correr si seguimos haciendo las cosas como ahora. ¿Qué significa humanidad en el mundo que viene y cuáles pueden ser los referentes morales y culturales de nuestra sociedad? Pensar el futuro significa reactualizar las grandes preguntas eternas: ¿Qué puedo conocer? ¿Qué debo hacer? ¿Qué puedo esperar?

Lunes 18 enero, a las 19.30 h

«El futuro del museo y de la novela»
Orhan Pamuk, escritor, Premio Nobel de Literatura 2006. Últimamente ha publicado El museo de la inocencia (Bromera, 2009; edición en castellano en Mondadori, 2009).

Esta conferencia será retransmitida en directo por la web del CCCB


Lunes 25 enero, a las 19.30 h
«El futuro del trabajo»

Sidi Mohammed Barkat, filósofo, experto en ergonomía, profesor en la Universidad de París-I.


Lunes 1 febrero
, a las 19.30 h
«El futuro del Islam»

Faisal Devji, historiador, profesor en la Universidad de Oxford y autor de Paisajes del yijah. Militancia, moralidad, modernidad (Edicions Bellaterra, 2007).


Lunes 8 febrero, a las 19.30 h
«El futuro de la biomedicina»

Jordi Camí, catedrático de Farmacología de la Universitat Pompeu Fabra y director general del Parc de Recerca Biomèdica de Barcelona y de la Fundació Pasqual Maragall.


Lunes 15 febrero
, a las 19.30 h
«El futuro de la familia»

Anna Cabré, directora del Centro de Estudios Demográficos y catedrática de Geografía humana de la Universitat Autònoma de Barcelona.


Lunes 22 febrero
, a las 19.30 h
«El futuro de la democracia y de la imaginación»

Azar Nafisi, escritora y profesora en la Universidad Johns Hopkins, autora de Leer Lolita en Teherán (El Aleph, 2003) y Cosas que he callado (Duomo, 2010).


Lunes 1 marzo
, a las 19.30 h
«El frágil futuro de las Utopías»

Francisco Jarauta, catedrático de Filosofía de la Universidad de Murcia.


Lunes 8 marzo, a las 19.30 h
«El futuro del alma»

Eva Illouz, profesora de Sociología y Antropología en la Universidad Hebrea de Jerusalén, y autora de El consumo de la utopía romántica (Katz, 2007).


Lunes 15 marzo
, a las 19.30 h
Conferencia de clausura

Antonio Tabucchi, escritor.


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